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En 1540, l'aîné de Rafohy... ou de Rangita, Andriamanelo monte sur le trône et se jure de conquérir tous les territoires Ambaniandro, c'est-à-dire directement " sous le soleil " ou encore
" sur les hauteurs ".
Ayant fait d'Alasora sa capitale, Andriamanelo épouse  une princesse d' Ambohitrabiby
( capitale de l'Avaradrano), qu' il vassalise  ainsi, et surtout, utilise contre les clans Vazimba voisins, les premières sagaies métalliques.
Son fils Ralambo continuera l'oeuvre de conquête entre 1575 et 1610. Avec des armes à feu, ravies aux troupes Sakalava de l'ouest qui viennent faire des incursions sur les hautes terres occidentales, Ralambo absorbe d'autres territoires Vazimba et, pour contrôler son royaume, installe des troupes dans les premiers villages fortifiés.
Ayant réalisé le voeu de son père de conquérir toutes les hauteurs du centre, il baptise son royaume Imerin'Ambaniandro, les "hautes terres sous le soleil" et donne à son peuple le nom de MERINA, "ceux qui habitent les hautes terres"
A Ralambo succède son fils cadet Andrianjaka, obsédé par de nouvelles ambitions de conquêtes.
La cité Vazimba d'Analamanga ( "ou la forêt est bleu" ), insolemment bâtie sur un immense rocher au-dessus des marais, l'attire particulièrement.
A peine intronisé en 1610, il décide de marcher contre les Vazimba et conquiert Analamanga, sans verser une goutte de sang mais seulement en menaçant les occupants, qui préfèrent se rendre plutôt que d'affronter une armée aussi redoutable.
Au sommet de la cité, Andrianjaka édifie le palais royal ainsi qu'un fortin où il installe "mille guerriers" et débaptise Analamnga pour l'appeler desormais Antananarivo,
"la cité des mille"-
la capitale malagasy est née.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
D'après la tradition orale, Madagascar aurait abrité au début de l'ère chrétienne ceux qu'il faut bien appeler des "proto-Malagasy".
Les voyageurs européens du XVIème siècle, comme aujourd'hui les gardiens de la tradition, affirment que dans des temps reculés, l'Ile était peuplée de VAZIMBA, petit hommes aux cheveux lisses et au teint clair.
De ces "pygmées blancs", il reste chez les Malagasy une certaine hantise, sinon de la crainte, mêlée de sentiment de culpabilité, héritée des ancêtres immigrants qui se sont peut-être installés en pratiquant un véritable génocide.
Dans plusieurs régions, en particulier sur les haute terres, dans les grottes du nord-ouest ou dans les gorges des grands fleuves du sud-ouest, des sites sont réputés sacrés, parce que
les "fasam-bazimba", c'est-à-dire les cimetières ou tombeaux de VAZIMBA dont les esprits vengeurs tourmentent les vivants.
Mieux, certaines régions abriteraient encore des peuplades inconnues, descendants directs des Vazimba: les Kimosy, les Siona, les Kalanoro, ou les Mikea seraient réfugiés dans les cuvettes désertes enserrées, au delà de Betafo, entre le massif de l'Ankaratra et les chaînes du Bongolava, dans les grottes mystérieuses du plateau de l'Isalo, ou encore dans les forêts épineuses entre le pays Mahafaly et le canal de Mozambique. Cette certitude des habitants n'a pourtant jamais été confirmée par les recherches dont certaines ont motivé de véritables expéditions en TERRE INCOGNITA.
On n'a pas pu davantage dater l'arrivée des immigrants à Madagascar. Il n'est même pas certain que les "aborigènes" Vazimba be soient pas, eux aussi, venus d'ailleurs. Dans les régions d'Irodo au nord-est, des ustensiles et différents objets mis à jours lors de fouilles dateraient, selon la méthode du carbonne 14, de neuf cent ans environ.
Mais les recherches archéologiques ne font que débuter et des vestiges des premières immigrations restent à découvrir. Ainsi, les objets en chloritoschiste intriguent encore les chercheurs: des lampes, des marmites et autres récipients, un éléphant (l'animal n'a jamais vécu à Madagascar), sculptés dans cette pièrre blanche, semble témoigner de la venue d'immigrants de la péninsule Arabique et du Pakistan.
Le campements de pêcheurs mis à jour dans la région de Talaky, dans le sud, ont révélé des objets en fer et des poteries pagnées remontant aux XIème et XIIème siècles. Les deux pirogues géantes, " une mâle et l'autre femelle", découvertes dans les environs de Didy, à l'intérieur des terres entre le lac Alaotra et les forêts de l'est, ont sans doute servi aux descendants des Indonésiens débarqués près de Maroantsetra vers XIIème siècle.
Les cimetières islamiques et les monuments en pièrre liée dans tout le nord-ouest, notamment à Katsepy, à Nosy Lava, remonteraient  au Xème siècle, c'est-à-dire à la période d'une civilisation swahili-malagasy, etc.